L’éducation populaire, un pilier pour nos communes
L’Unat, signataire de cette tribune, alerte : ce secteur essentiel est aujourd’hui menacé.
L’éducation populaire n’est pas un concept abstrait, mais une réalité vivante, portée par des associations, des militant·e·s et des élu·e·s locaux. Depuis la Révolution française, elle complète l’école pour rendre la citoyenneté accessible à toutes et tous.
Sur le terrain, animateur·rice·s, médiateur·rice·s et organisateur·rice·s de colonies agissent là où les politiques publiques faiblissent : face au narcotrafic, aux tensions sociales ou aux discriminations. Ils et elles font de chaque quartier un laboratoire de démocratie locale.
Pourtant, ce secteur, qui représente 470 000 emplois non délocalisables (2 % de l’emploi national), voit ses financements menacés. Les alertes, soutenues par L’Unat aux côtés d’autres acteurs engagés, se multiplient : « Les espaces menacés » (Hexopée), « Ça ne tient plus » (Mouvement associatif), « Ne fermez pas la porte aux vacances » (Jeunesse en Plein Air).
À l’heure des élections, les communes et les candidat·e·s doivent :
- Protéger les budgets des associations d’éducation populaire.
- Reconnaître leur rôle dans le vivre-ensemble.
- Leur permettre de rester fidèles à leur mission : émanciper, rassembler, innover.
L’éducation populaire n’est pas un poste de dépense, mais un investissement pour des territoires solidaires et dynamiques.